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  • : le vent qui souffle
  • le vent qui souffle
  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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28 décembre 2011 3 28 /12 /décembre /2011 00:06

J'écoute mi-amusée, mi-agacée, une sorte de feuilleton radiophonique imaginé par une grande enseigne. Les auditeurs sont invités à s'identifier aux membres d'une famille moderne. Les courses sont faites par le père qui justifie chaque jour ses achats en homme qui sait tout sur les prix et la qualité des produits de la grande enseigne. Les promotions qu'il rapporte sont des cadeaux parfois contestés. L'effet de surprise est à l'origine de menus événements. Je me sens entraînée dans la vie de cette famille par la politique de marketing de la grande enseigne, qui fait fonction de Père Noël.

 

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27 décembre 2011 2 27 /12 /décembre /2011 01:09

Le blog de Claire Guélaud, journaliste au MONDE, 26 décembre 2011 

 

 

Pour le troisième mois consécutif depuis la rentrée, le nombre des chômeurs a fortement augmenté (+ 1,1%) en novembre dans la catégorie A, celle des sans emploi n'exerçant pas d'activité réduite, pour s'établir à 2 844 800 en France métropolitaine (+ 29 900) et à 3.080. 500 en comptant les Dom. Dans cette catégorie qui sert de baromètre officiel du chômage, on recense 91.100 chômeurs de plus en trois mois, une détérioration marquée sans doute liée à la retombée en récession de la France.

 

En ajoutant aux sans emploi les demandeurs d'emploi en catégories B et C, qui exercent des activités réduites de plus ou de moins de 78 heures par mois, le nombre des personnes inscrites à Pôle emploi et tenues à des actes positifs de recherche s'élevait à 4 244 800 en France métropolitaine et 4 510 500 en France (Dom compris).

 

Trois caractéristiques des chiffres de novembre méritent d'être soulignées : la situation des jeunes (moins de 25 ans) sur le marché du travail se détériore à nouveau (leur chômage augmente de 2,2% dans la catégorie A comme dans les catégories A,B,C); les entrées à Pôle emploi accusent une forte hausse (+ 9,1%) en un mois et les motifs d'inscription au chômage ont changé avec le gonflement des licenciements.

 

Le chômage, qui frappait jusqu'alors essentiellement les intérimaires et les personnes en contrée à durée déterminée (CDD), commence probablement à s'étendre aux salariés en contrat à durée indéterminée.

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26 décembre 2011 1 26 /12 /décembre /2011 00:26

L'Autre de moi-même n'était pas forcément triste. Je m'en apercevais quand je riais toute seule. Mon Autre avait la patience et la douceur, la colère et la violence des clowns. Je m'adressais à lui en attendant un sort meilleur. Entre les planches disjointes des palissades, nous regardions ensemble le monde extérieur. Il apparaissait strié, rayé. Les passants qui marchaient librement dans la rue ne voyaient pas ce treillage qui les fragmentait à leur insu. Notre point de vue permettait de deviner le spectre de la vie, son armature secrète, ses lignes de partage. Je voyais sans le voir, en même temps, un corps en mouvement barré par une lame de bois. Les barreaux se fondaient l'un en l'autre au rythme des marcheurs. Les façades des immeubles, bien ancrées dans le sol, montraient une continuité en tranches, qu'il était possible de suivre de fente en fente. Je poursuivais ainsi mes souvenirs, qui fuyaient en séries d'images découpées. Les mains devant les yeux pour mieux me concentrer, je tâchais de les fixer à travers les fentes de mes doigts écartés.

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 03:01

    LEMONDE    | 23.12.11 |   par Claire GATINOIS 

 

La Banque centrale européenne (BCE) a dégainé, mercredi 21 décembre, son "mini-bazooka": une arme monétaire puissante sans, toutefois, être absolue.

 

L'autorité de Francfort a "offert" aux banques de l'Union monétaire beaucoup d'argent, sous forme de prêts à trois ans à un taux d'intérêt de 1%, un prix d'ami qui explique en partie la ruée qu'a suscitée cette opération inédite.

 

Au total, 523 établissements ont souscrit à l'offre pour 489,19 milliards d'euros.

 

L'objectif? "Eviter la dyslocation du système financier", estime Gilles Moëc, économiste à la Deutsche Bank.

 

L'opération doit soulager des banques aux abois: certains établissements de l'Union monétaire gorgés de dettes souveraines potentiellement toxiques suscitent la défiance et peinent à se financer sur le marché interbancaire. Or, en 2012, les banques de la zone euro auront besoin de 578 milliards d'euros pour refinancer leurs dettes arrivées à échéance, dont 278 milliards pour le seul premier trimestre.

 

En soulageant les banques, l'autorité monétaire veut donc éviter une catastrophe, mais aussi s'assurer que les établissements prêteront aux petites entreprises et aux ménages de la zone euro. Un enjeu essentiel pour la croissance. Encore faudrait-il que les banques jouent le jeu, et ne placent pas leur trésorerie à la BCE, où elle pourra dormir en toute sécurité...

 

Certains gouvernants de la zone euro espèrent aussi qu'avec cet argent les établissements rachètent des crédits souverains de pays en difficulté. Mario Draghi, le président de la BCE, s'en défend, mais certains établissements pourraient se laisser tenter et investir l'argent qui leur a coûté 1% pour racheter des titres à dix ans qui rapportent plus de 5% et 6,5% comme les emprunts espagnols ou italiens.

 

La BCE, à qui certains réclament de sortir son "bazooka" - c'est-à-dire de racheter massivement des emprunts souverains sur le marché pour en faire baisser les taux - prendrait ainsi "la diagonale", note un expert, faisant faire le travail par les banques...

 

 

 

 

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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 00:14

     

 

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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 00:15

Par beau temps, le terrain vague survolé par le ciel bleu était une vaste étendue lisse qui faisait penser à une plage. Mon ombre se dessinait avec précision sur cette page de faux sable. Quand je restais immobile, je pensais qu'un enfant de géant aurait pu la découper. Je désirais le rencontrer. J'avais besoin de lui pour relever les ombres de ma vie ancienne. La machine à coudre de ma mère dans la cuisine côté rue. Ma place sur un tabouret à côté de la Singer. Au premier étage, dans la chambre, les rideaux bleu roi de la fenêtre et à l'extérieur, sous le cintre, un nid d'hirondelles blotti contre les briques. Plus haut, dans le grenier, un petit tambour suspendu à un vieux clou. Dans une remise de la cour, le vélo de mon père quand il passait nous voir en coup de vent...

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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 00:53

Le vent

Hésitant

Roule une cigarette d'air

 

Paul Eluard

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 00:38

LEMONDE.FR | 18.12.11 | 17h01 • Mis à jour le 19.12.11 | 07h39

 

Jusqu'au dernier moment, Vaclav Havel sera resté, dans l'âme, un dissident. Ces deniers jours, amaigri et affaibli par la maladie, il a trouvé la force de se lever pour rencontrer le dalaï lama, de passage à Prague. Il a encore signé une pétition demandant à l'opposition russe de s'unir contre les manipulations du régime de Vladimir Poutine, après les élections mouvementées du 4 décembre.  

 

Vaclav Havel, qui s'est éteint dimanche 18 décembre à 75 ans, ne se trompait pas d'ennemi. Avec courage et obstination, il n'a jamais cessé de combattre le totalitarisme, de gauche ou de droite, n'a jamais marchandé son soutien à tous ceux qui s'engageaient contre la dictature, l'autoritarisme, ou l'obscurantisme, même loin, très loin de chez lui.

 

Homme de lettres et de théâtre devenu président, celui qui a conduit son pays vers la démocratie à travers une "révolution de velours" était devenu la figure la plus forte de la génération de dissidents qui a fait tomber le communisme en Europe centrale en 1989. Sa disparition, vingt ans tout juste après l'effondrement de l'Union soviétique, au terme d'une année qui a vu tant de soulèvements populaires dans d'autres parties du monde, et au moment où l'Europe se débat dans une crise existentielle, rappelle à quel point l'audace et la vision de quelques individus peuvent, parfois, bouger des montagnes...

 

Sylvie Kauffmann                                         link

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 01:37

LEMONDE | 17.12.11 | 14h04

 

par Fabienne DARGE

 

 

On n'en voit plus beaucoup en Europe aujourd'hui des spectacles comme celui-ci : El Tiempo todo entero ("Le Temps tout entier"), qu'il faut se dépêcher d'aller voir au Théâtre du Rond-Point d'ici au 24 décembre, raconte une histoire (pas si) simple et universelle. Mais il le fait avec une délicatesse et une justesse de sentiments rares, qui vous laissent, à la fin de la représentation, touché au coeur.

 

On doit ce moment de grâce à une jeune Argentine de 32 ans, Romina Paula, que l'on découvre grâce au Festival d'automne, où elle est la dernière (par ordre chronologique) des artistes de la "génération théâtre indépendant" de Buenos Aires à être programmée.

 

Auteure, metteuse en scène et comédienne, elle a fondé sa compagnie, El Silencio, en 2006, et créé un premier spectacle avant celui-ci qui, depuis février 2010, rencontre un succès qui ne se dément pas dans la capitale argentine.

 

Au départ, Romina Paula voulait monter La Ménagerie de verre, de Tennessee Williams, mais les droits étaient trop chers pour elle. Tant mieux. La pièce qu'elle a écrite d'après l'original ne garde que le meilleur de l'auteur américain : la fragilité, l'humanité des personnages, sans la lourdeur psychologique et l'hystérie qui l'accompagnent souvent. L'anti-Tramway version Warlikowski, en quelque sorte.

 

C'est comme si Romina Paula inventait le mélodrame en apesanteur, dans ce spectacle qui transpose les personnages de La Ménagerie dans l'Argentine d'aujourd'hui : la mère, Ursula, le fils, Lorenzo, la fille, Antonia, et l'ami, Maximiliano. Mais la jeune femme, qui maîtrise l'art du temps et du silence de manière quasi musicale, fait d'Antonia le coeur vibrant de sa pièce, et crée avec elle un personnage bouleversant.

 

Elle est assez loin, cette Antonia, de la Laura glissant vers la folie de Tennessee Williams. Elle serait plutôt la petite soeur du Bartleby d'Hermann Melville, dans sa volonté tranquille et inébranlable de rester en marge d'un monde aux agitations vaines. De garder "el tiempo todo entero", le temps tout entier, pour ce qui à ses yeux en vaut vraiment la peine.

 

Alors Antonia reste chez elle, ne sortant jamais de l'espace qu'elle partage avec sa mère et son frère (qui lui est plongé dans Moby Dick, du même Melville). Un espace comme une cage, où Romina Paula, en un subtil décalage des codes du huis clos, dévoile peu à peu les méandres de l'amour fusionnel et de l'abandon, de la douleur et du désir de vivre, malgré tout. On ne comprend qu'au bout d'un moment que la mère, Ursula, a quitté l'Argentine pour le Mexique, quand ses enfants étaient petits, pour fuir la dictature : Romina Paula compose par multiples petites touches.

 

Si vibrant, si drôle, aussi, El Tiempo l'est grâce à des acteurs exceptionnels : Esteban Bigliardi (Lorenzo), Esteban Lamothe (Maximiliano), Susana Pampin (Ursula), et Pilar Gamboa, une Antonia que l'on n'oubliera pas.

 

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Festival d'automne. El Tiempo todo entero (Le Temps tout entier), texte et mise en scène de Romina Paula. Théâtre du Rond-Point, 2 bis, avenue Franklin-Roosevelt, Paris 8e. Mo Franklin-Roosevelt. Tél. : 01-44-95-98-21. A 18 h 30 (sauf lundi) jusqu'au 24 décembre. De 10€ à 29 €. Durée : 1 h 30. En espagnol-argentin surtitré.

 

 

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 14:26

Repas de fête, au self. Bougies sur les tables, regards qui brillent, rires qui pétillent, convivialité légère.

 

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