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  • : le vent qui souffle
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  • : Un souvenir surgissait parfois des mots comme un djinn d'une jarre, un souvenir imaginé, un oubli imaginaire... Le jeu de l'oubli dans l'écriture consistait à donner une forme à ces souvenirs blancs qui s'échappaient comme des fantômes...
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22 décembre 2011 4 22 /12 /décembre /2011 00:53

Le vent

Hésitant

Roule une cigarette d'air

 

Paul Eluard

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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 00:38

LEMONDE.FR | 18.12.11 | 17h01 • Mis à jour le 19.12.11 | 07h39

 

Jusqu'au dernier moment, Vaclav Havel sera resté, dans l'âme, un dissident. Ces deniers jours, amaigri et affaibli par la maladie, il a trouvé la force de se lever pour rencontrer le dalaï lama, de passage à Prague. Il a encore signé une pétition demandant à l'opposition russe de s'unir contre les manipulations du régime de Vladimir Poutine, après les élections mouvementées du 4 décembre.  

 

Vaclav Havel, qui s'est éteint dimanche 18 décembre à 75 ans, ne se trompait pas d'ennemi. Avec courage et obstination, il n'a jamais cessé de combattre le totalitarisme, de gauche ou de droite, n'a jamais marchandé son soutien à tous ceux qui s'engageaient contre la dictature, l'autoritarisme, ou l'obscurantisme, même loin, très loin de chez lui.

 

Homme de lettres et de théâtre devenu président, celui qui a conduit son pays vers la démocratie à travers une "révolution de velours" était devenu la figure la plus forte de la génération de dissidents qui a fait tomber le communisme en Europe centrale en 1989. Sa disparition, vingt ans tout juste après l'effondrement de l'Union soviétique, au terme d'une année qui a vu tant de soulèvements populaires dans d'autres parties du monde, et au moment où l'Europe se débat dans une crise existentielle, rappelle à quel point l'audace et la vision de quelques individus peuvent, parfois, bouger des montagnes...

 

Sylvie Kauffmann                                         link

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20 décembre 2011 2 20 /12 /décembre /2011 01:37

LEMONDE | 17.12.11 | 14h04

 

par Fabienne DARGE

 

 

On n'en voit plus beaucoup en Europe aujourd'hui des spectacles comme celui-ci : El Tiempo todo entero ("Le Temps tout entier"), qu'il faut se dépêcher d'aller voir au Théâtre du Rond-Point d'ici au 24 décembre, raconte une histoire (pas si) simple et universelle. Mais il le fait avec une délicatesse et une justesse de sentiments rares, qui vous laissent, à la fin de la représentation, touché au coeur.

 

On doit ce moment de grâce à une jeune Argentine de 32 ans, Romina Paula, que l'on découvre grâce au Festival d'automne, où elle est la dernière (par ordre chronologique) des artistes de la "génération théâtre indépendant" de Buenos Aires à être programmée.

 

Auteure, metteuse en scène et comédienne, elle a fondé sa compagnie, El Silencio, en 2006, et créé un premier spectacle avant celui-ci qui, depuis février 2010, rencontre un succès qui ne se dément pas dans la capitale argentine.

 

Au départ, Romina Paula voulait monter La Ménagerie de verre, de Tennessee Williams, mais les droits étaient trop chers pour elle. Tant mieux. La pièce qu'elle a écrite d'après l'original ne garde que le meilleur de l'auteur américain : la fragilité, l'humanité des personnages, sans la lourdeur psychologique et l'hystérie qui l'accompagnent souvent. L'anti-Tramway version Warlikowski, en quelque sorte.

 

C'est comme si Romina Paula inventait le mélodrame en apesanteur, dans ce spectacle qui transpose les personnages de La Ménagerie dans l'Argentine d'aujourd'hui : la mère, Ursula, le fils, Lorenzo, la fille, Antonia, et l'ami, Maximiliano. Mais la jeune femme, qui maîtrise l'art du temps et du silence de manière quasi musicale, fait d'Antonia le coeur vibrant de sa pièce, et crée avec elle un personnage bouleversant.

 

Elle est assez loin, cette Antonia, de la Laura glissant vers la folie de Tennessee Williams. Elle serait plutôt la petite soeur du Bartleby d'Hermann Melville, dans sa volonté tranquille et inébranlable de rester en marge d'un monde aux agitations vaines. De garder "el tiempo todo entero", le temps tout entier, pour ce qui à ses yeux en vaut vraiment la peine.

 

Alors Antonia reste chez elle, ne sortant jamais de l'espace qu'elle partage avec sa mère et son frère (qui lui est plongé dans Moby Dick, du même Melville). Un espace comme une cage, où Romina Paula, en un subtil décalage des codes du huis clos, dévoile peu à peu les méandres de l'amour fusionnel et de l'abandon, de la douleur et du désir de vivre, malgré tout. On ne comprend qu'au bout d'un moment que la mère, Ursula, a quitté l'Argentine pour le Mexique, quand ses enfants étaient petits, pour fuir la dictature : Romina Paula compose par multiples petites touches.

 

Si vibrant, si drôle, aussi, El Tiempo l'est grâce à des acteurs exceptionnels : Esteban Bigliardi (Lorenzo), Esteban Lamothe (Maximiliano), Susana Pampin (Ursula), et Pilar Gamboa, une Antonia que l'on n'oubliera pas.

 

___________________________________________________________________________________________________

 

Festival d'automne. El Tiempo todo entero (Le Temps tout entier), texte et mise en scène de Romina Paula. Théâtre du Rond-Point, 2 bis, avenue Franklin-Roosevelt, Paris 8e. Mo Franklin-Roosevelt. Tél. : 01-44-95-98-21. A 18 h 30 (sauf lundi) jusqu'au 24 décembre. De 10€ à 29 €. Durée : 1 h 30. En espagnol-argentin surtitré.

 

 

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 14:26

Repas de fête, au self. Bougies sur les tables, regards qui brillent, rires qui pétillent, convivialité légère.

 

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18 décembre 2011 7 18 /12 /décembre /2011 12:31

Je me suis dirigée vers un abri-bus en même temps qu’une femme qui hésitait. Pendant que je faisais les cent pas au bord du trottoir en scrutant le fond de la rue, elle s’est assise sur le banc. Quand je me suis éloignée, elle déroulait un emballage qui enveloppait de la nourriture. Elle n’est pas montée dans le bus. Le vent était vif, la pluie cinglante. Je l’ai regardée encore quelques instants à travers une vitre fouettée par l’averse.

 

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 12:31

Et voici qu'ils me semblaient avoir à demi perdu qualité humaine, ballottés d'un bout de l'Europe à l'autre par les courants économiques, arrachés à la petite maison du Nord, au minuscule jardin, aux trois pots de géranium que j'avais remarqués autrefois à la fenêtre des mineurs polonais... Ce qui me tourmente... C'est un peu, dans chacun de ces hommes, Mozart assassiné.

 

Saint-Exupéry

 

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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 12:46

Tout livre est une maison qui, sur les routes du monde, attend le voyageur exténué. Une chaleur agréable y règne. Les fenêtres sont ouvertes vers des paysages enchanteurs. Dans la chambre du milieu est dressée une table magique où les plats et les coupes ne se vident jamais.

 

Ilarie Voronca

 

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 22:52

par Jean-Pierre Terrail

 

Au tout départ de cette histoire, l’expérience pratique d’une psycholinguiste exerçant en Institut de rééducation, puis en CMPP, et réussissant à apprendre à lire en quelques mois à l’aide d’une méthode syllabique à des jeunes en profonde perdition scolaire.

La suite : Je lis, j’écris. Un apprentissage culturel et moderne de la lecture, est réalisé en 2008-2009 et édité par Les Lettres bleues à la rentrée 2009. Les auteurs, ladite psycholinguiste, une formatrice IUFM, et un chercheur, sont partis d’un double principe : qu’une entrée efficace dans la lecture passe par un apprentissage progressif et systématique du déchiffrage, l’acquisition d’une capacité de déchiffrage fluide et autonome étant la clé de l’accès au sens ; et que, quel que soit leur milieu socioculturel, tous les enfants disposent de ressources d’intelligence ordinairement méconnues, étant capables, véritables « éponges », d’absorber bien mieux que ce qu’on leur propose habituellement – à condition bien sûr de dispositifs pédagogiques adéquats.

Destiné au CP, l’ouvrage prend le contre pied de bien des convictions pédagogiques, et de ce qu’est encore aujourd’hui en France la culture scolaire dominante en matière d’initiation à la lecture.

Au plan de l’acquisition du code, il interdit radicalement toute lecture devinette : lire c’est déchiffrer, et rien d’autre. Il s’agit d’apprendre à « déchiffrer », au sens le plus strict du terme, par l’étude des graphèmes de la langue écrite, à l’exclusion de toute « leçon de son » qui part des phonèmes et non des graphèmes. Cette étude des graphèmes est ordonnée et systématique, ne donnant jamais à lire de graphèmes qui n’aient été préalablement étudiés et intégrés. L’école ainsi ne demande rien aux élèves à quoi elle ne leur ait d’abord donné les moyens de répondre. Et elle les place du même coup dans une position d’autonomie face au texte : une fois intégré le graphème de la leçon du jour, ils peuvent tout lire par eux-mêmes, n’ayant besoin d’aide que si, une fois déchiffré un mot de façon fluide, ils n’en reconnaissent pas le sens...

 

Lire l'intégralité ici: http://www.democratisation-scolaire.fr/spip.php?article108

 

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